Excellent article de Jacques Sapir paru sur Ria Novosti

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Tribune libre

Marine le Pen, arbitre de la vie politique française

Jacques Sapir

Jacques Sapir

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10:00 05/05/2012
« Promenades d’un économiste solitaire » par Jacques Sapir*

Créditée de 18,5% des voix, Marine le Pen se retrouve en position d’arbitre de la vie politique française. Son résultat contraste avec celui relativement modeste de Jean-Luc Mélenchon (11,10% des voix). On doit cependant retenir que leur potentiel cumulé est passé de 26% en 2011 à 29,60% lors du vote alors que leur positionnement était relativement semblable : anti-système.

Le vote pour Marine le Pen couvre deux électorats distincts. Nous avons un électorat du nord-est de la France, qui est majoritairement un électorat populaire et ouvrier, provenant de petites communes où la misère ouvrière rencontre la misère rurale.

Répartition géographique de l’électorat de Marine le Pen au 1er tour

Carte réalisée à partir du service infographie du Nouvel Observateur sur données du Ministère de l’Intérieur. Les deux couleurs gris foncé indiquent les départements où le candidat a fait plus de voix que sa moyenne nationale (18,50 %)

Ce milieu mi-rural / mi-urbain correspond à une réalité de l’industrie française depuis le développement massif de la sous-traitance dans les années 1980 : un tissu de PME/PMI spécialisées donc dans la sous-traitance et qui sont aujourd’hui directement touchées par les délocalisations mais aussi par la contraction du crédit bancaire vis-à-vis des entreprises. Les résultats au premier tour dans le Nord, le Pas-de-Calais, mais aussi dans la Somme et l’Oise, puis les régions de vieille industrie de l’Est de la France et ce jusqu’à l’Alsace et au Doubs et au Territoire de Belfort (où se trouvent les concentrations industrielles liées à Peugeot et Alsthom), le confirment. À l’Ouest et au Sud de Paris, toujours dans des zones de petite et moyenne industrie, on trouve des résultats entre 21% et 23%, un peu moins impressionnants que ceux du nord-est, mais qui n’en sont pas moins plus élevés que la moyenne nationale. Il est ainsi significatif que les résultats de Marine le Pen soient les meilleurs dans la partie Nord Est de la France, à droite de ce que les géographes appellent la « diagonale de l’industrie » censée séparer une France industrielle d’une France agricole.

À côté de cela il y a un autre électorat, correspondant à l’arc Méditerranéen, et qui est bien plus traditionnel (rapatriés et familles de ces derniers, commerçants aisés, retraités). C’était d’ailleurs sur cet électorat que s’était replié JMLP en 2007 quand le score du FN était tombé à 10%. En réunissant ces deux électorats, Marine le Pen fait une sorte de synthèse qu’avait déjà réussi en partie son père en 2002.

On a beaucoup dit que le total des voix de Marine le Pen restait inférieur à celui, cumulé, de Jean-Marie le Pen et de Bruno Mégret en 2002. Il faut relativiser ce raisonnement pour plusieurs raisons.

Le vote Mégret a été largement un vote de l’électorat « traditionnel » du FN, susceptible par ailleurs de se reporter sur des candidats de la droite modérée. Or, cet électorat tend à se réduire naturellement, ne serait-ce que par la disparition progressive des rapatriés d’Algérie et le passage du souvenir de la Guerre d’Algérie de la mémoire active (on hésite à dire « vive ») à l’histoire (que l’on hésite à qualifier de mémoire « morte »). D’autre part, les déterminants du vote en 2002 restaient aussi traditionnels ; la crise n’avait pas frappé la France. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

L’électorat actuel de Marine le Pen est bien plus composite et témoigne d’un transfert des thématiques de campagne, qui sont passées de l’immigration et de la sécurité aux questions économiques et sociales avec, en toile de fond, la perspective d’une sortie de l’Euro.

L’apparition de « tâches » du vote Marine le Pen dans le couloir rhodanien (zone industrielle souffrant désormais de la concurrence des pays à bas coûts) mais aussi dans une partie de la région sud-ouest tend à confirmer cette progression vers l’électorat ouvrier et non une simple récupération par rapport à 2002. Ceci marque aussi la capacité du discours de Marine le Pen à toucher des couches nouvelles et différentes de celles auxquelles son père s’adressait : petits fonctionnaires supportant de plein fouet l’impact de la dégradation des services publics, petits employés qui ont conscience que leur sort est en partie lié à celui des ouvriers (on sait que quand une ville perd un emploi ouvrier il y a indirectement, une destruction indirecte de 1 à 1,5 emplois en plus dans le commerce et les services).

Les résultats sont plus faibles sur la façade atlantique, de la Bretagne à la côte Basque, mais ils montrent une forte progression (+ 100%) par rapport à 2007, en particulier dans les petits bourgs en Bretagne et en Vendée. Ceci traduit aussi un changement de population de ces petits bourgs (phénomène connu sous le nom de rurbanisation). De nombreux petits fonctionnaires et employés viennent s’installer dans ces bourgs, chassés par la montée des prix de l’immobilier des grandes villes où se trouve leur emploi. Ils transportent ainsi dans ces bourgs leur angoisse du lendemain (chômage) et leurs problèmes de crédit, qui viennent s’ajouter aux problèmes des populations traditionnellement rurales.

Les zones où se mélangent la petite et moyenne industrie et les restes de la ruralité traditionnelle sont donc bien celles où Marine le Pen fait ses meilleurs résultats. Ce sont elles où les électeurs potentiels attendaient des réponses précises à des problèmes précisément identifiés : le chômage et la désindustrialisation du pays, l’absence de crédit à taux faibles pour le logement et l’accès inégal présent et futur aux services publics (santé, éducation). Les propositions de François Hollande ou de Nicolas Sarkozy ont été jugées soit peu convaincantes soit inadaptées.

Le discours de Marine le Pen a mélangé des éléments de réponse fantasmés (la priorité nationale et l’immigration) et des éléments réels de réponse (le protectionnisme, un système de crédit public appuyé sur la Banque de France dans le cadre d’un retour au Franc, la défense des services publics).

Cet électorat composite réagit très différemment à la campagne menée par Nicolas Sarkozy depuis le premier tour pour tenter de récupérer les voix qui se sont portées sur Marine le Pen. Dans ce but le Président-Candidat n’a pas hésité à enfourcher les thèmes les plus douteux du discours de Marine le Pen sur l’immigration. La frange traditionnelle, et réactionnaire, peut incliner vers le Président-Candidat, en raison de sa rhétorique anti-immigration ; mais certainement pas l’électorat populaire. Ce dernier ne croit plus aux promesses faites par Sarkozy. Cet électorat peut s’abstenir ou même voter pour François Hollande, non par adhésion mais pour « punir » le Président de ses promesses non tenues. Qu’une fraction de cet électorat se décide à voter François Hollande, et cela signifiera la défaite assurée pour Nicolas Sarkozy. Au-delà, cet électorat populaire, par son extension sur tout le territoire français, va donner à Marine le Pen la possibilité de présenter des candidats aux élections législatives du mois de juin dans toutes les circonscriptions, et de les maintenir au second tour (ou il faut pour cela franchir la barre des 12,5% au premier tour). La multiplication de « triangulaires » (un candidat de droite, un de gauche, et un du Front National) est susceptible de provoquer une véritable déroute pour le parti de Nicolas Sarkozy.

La nouvelle sociologie du vote pour Marine le Pen en fait donc bien l’arbitre non seulement du second tour de l’élection Présidentielle mais, au-delà, de la vie politique française dans son ensemble. Au-delà, elle incarne la montée d’un rejet du «système» qui ne peut aller que s’accentuant.

L’opinion de l’auteur ne coïncide pas forcément avec la position de la rédaction.

*Jacques Sapir est un économiste français, il enseigne à l’EHESS-Paris et au Collège d’économie de Moscou (MSE-MGU). Spécialiste des problèmes de la transition en Russie, il est aussi un expert reconnu des problèmes financiers et commerciaux internationaux.

Il est l’auteur de nombreux livres dont le plus récent est La Démondialisation (Paris, Le Seuil, 2011).

Devoir moral ou option tactique ?

Devoir moral ou option tactique ?

Tribune libre d’Othello 

Ce second tour met l’électeur devant deux candidats dont les idées politiques et économiques sont assez ressemblantes, pour ce qui leur reste de marge de manœuvre dans l’univers globalisé qui est le notre, et dont aucun ne représente un bien selon les critères de la morale naturelle, car ils partagent la même transgressivité de vision anthropologique, les différences ne portant que sur des modalités. Sur ce dernier critère, dès lors qu’on a posé qu’Hollande est un mal et que Sarkozy lui ressemble, il s’agit  de choisir entre un mauvais et un pire.

 

Je crois tout d’abord que ce choix ne se situe pas au plan moral, mais au plan tactique. Il ne s’agit pas d’une réponse de principe, mais d’une réponse déterminée par les circonstances.

 

Puis-je proposer une comparaison ? Il suffit d’imaginer être l’un des 12 jurés d’un tribunal révolutionnaire. Le tribunal condamne une personne innocente. Le procureur donne le choix entre deux sanctions : soit lui couper un pied sous anesthésie, soit lui couper un bras. Quelle serait la solution moralement meilleure ?

 

Il est possible de dire que le moindre mal est de l’opérer sous anesthésie, et cette réponse est moralement juste, car, dans l’impossibilité de faire mieux, le condamné souffrira moins. Mais cette réponse aura contribué à lui couper le pied.

 

Il est également possible de refuser ces deux options, car cette personne est innocente. Et cette réponse est moralement juste, parce qu’elle rend témoignage à la vérité, et que le monde a besoin d’Antigone. Mais elle aura peut-être contribué à ce que le condamné soit amputé sans anesthésie, donc à un plus grand mal, si telle est la décision du jury

 

Si certaines autorités morales (Mgr Sheridan, 2004) ont pu affirmer que seule la seconde solution était moralement juste, tandis que d’autres clercs on pu affirmer l’inverse (Mgr de Germiny 2012), la position qu’exprime aujourd’hui la Conférence Épiscopale renvoie chacun à sa propre analyse, sans désigner de devoir moral autre que celui de « voter en conscience ».

 

Le devoir moral de l’électeur reste de rechercher l’option tactique qui lui semble la meilleure en vue du bien, dans le respect d’un cadre déontologique qui rappelle par exemple qu’il serait incorrect  d’utiliser un mal, même en vue d’un bien supérieur. Sans perdre de vue non plus qu’une voix ne pèse que pour un quarante millionième dans le résultat final, et d’autre part qu’il ne s’agit pas d’un choix entre Dieu et le diable, entre Benoit XVI ou Staline, entre un devenir qui deviendrait un enfer tandis que l’autre serait un paradis, mais entre deux diables, et deux enfers. Le 7 mai, quel que soit le nouveau locataire de l’Élysée, ressemblera beaucoup au 5 mai.

 

(Accessoirement, re-situer le débat sur le plan tactique permet de rendre moins vive la nécessité de s’invectiver, les uns traitant les autres de suppôts de satan, les autre d’idiots irresponsables.)

 

 

La solution du moindre mal

En se limitant à la lecture des deux programmes, et en cherchant à échapper aux messages de propagande, l’électeur qui cherche à être fidèle à la doctrine de l’Église peut se dire que son choix est évident. Comment, le méchant candidat PS veut rembourser l’IVG à 100% alors que le gentil candidat de l’UMP ne le rembourse qu’à 65% ? Mon Dieu, quelle horreur !

 

Mais pour qui estime que ces programmes n’ont de valeur qu’indicative, et que l’analyse tactique ne doit pas se limiter à la première bande du billard, les choses sont moins simples, tellement moins simples que je ne prétend même pas les épuiser, je le serai bien avant elles.

 

Depuis 1974, une majorité de voix chrétiennes se sont portées sur la droite parlementaire, contribuant à l’élection de Giscard, puis de Chirac et de Sarkozy, au nom de la théorie du moindre mal.

 

La première chose que je remarque est que ces voix, oubliant les pré-requis de la dissuasion du faible au fort, n’ont été échangées contre aucun avantage. Ces voix n’ont été payées en retour d’aucun bien positif, mais seulement d’un retard hypothétique à l’installation des maux moraux successifs que nous avons vu poindre les uns après les autres : relativisme, individualisme, matérialisme, inculture de masse, laxisme, hédonisme, nihilisme, immoralité, etc, ainsi que des maux politiques et économiques qui les accompagnaient.

 

Ce refus constant d’absence de sanction par les urnes partage d’ailleurs avec les sondages politiques un inconvénient supplémentaire, qui est d’encourager l’utilisation du mensonge et de la duplicité dans le discours politique, en leur assurant une rentabilité.

 

Ce retard à l’installation du mal pourrait cependant constituer un bien, s’il avait permis le retour d’un bien. Depuis 1974, je n’en vois pas d’exemple significatif. Soit d’une mauvaise mesure de droite qui aurait été abrogée par la droite suivante (Sarkozy propose d’abroger la loi Dati qu’il a mis en place, c’est  cocasse !), soit, plus facile, d’une mesure de gauche qui aurait été abrogée par la droite. L’exemple type à ce sujet est celui des 35 heures : si la droite, au pouvoir absolu pendant 10 ans, s’est lamentée sur tous les tons que cette mesure était « responsable de la ruine de la France », argument consciencieusement ânonné dans tous les salons distingués, elle s’est bien gardée, d’y modifier quoi que ce soit. A comparer avec l’acharnement mis par cette même droite à instaurer le travail du dimanche. Si en théorie, le retard à l’installation du mal peut permettre le retour du bien, force est de constater que cela ne s’est pas produit dans les 38 dernières années de la vie politique française. Ce qui signifie qu’il y a des raisons à cela qui n’ont pas été abolies.

 

Enfin, ce que je constate aussi, c’est que le soutien passif, même à contre cœur, d’idées incorrectes, finit par les imposer dans le paysage culturel. L’exemple type, ce sont toutes les questions sociétales, divorce, sexualité précoce ou contre nature, avortement, pornographie, théorie du genre, etc, qui sont maintenant culturellement acceptée et perçues comme bonnes par toutes les classes de population, incrustées y compris dans les « meilleures familles ». C’est l’adage « à force de ne pas voter comme tu penses, tu finis par penser comme tu votes », ou la métaphore de la grenouille cuite.

 

En ce sens, il n’est pas absurde de dire, et je le soutiens à titre personnel, que cette option tactique a contribué à installer durablement des valeurs de mort dans notre société. La politique du moindre mal se transforme ici en la politique du mal durable.

 

 

Le vote « blanc »

L’objection majeure concernant le vote blanc est qu’il s’agit d’une non-décision : il est vrai que le domaine politique est celui de l’action, du parti-pris, et non pas celui de la pureté doctrinale, que celui qui se retire dans sa tente peut être considéré comme un démissionnaire.

 

Le second argument est celui de sa non-lisibilité, puisque les votes blanc sont à la fois ceux de Le Pen qui n’ont pas voulu voter Sarko ou Hollande, et ceux de Mélenchon qui n’ont pas voulu voter Hollande.

 

A mon avis, ces deux objections ne sont plus vraies depuis que l’utilisation des sondages permet de les évaluer avec une précision suffisante.

 

Si le candidat de l’UMP a tenu le discours du Trocadéro, si le chantre du métissage s’est métamorphosé en sourcilleux gardien des frontières, allant jusqu’à adopter la plus mauvaise des propositions de Mme Le Pen (la présomption d’innocence pour les policiers), c’est bien parce qu’il a évalué, soupesé ce poids, et espère convaincre la fraction des électeurs qui va voter blanc et pourrait voter pour lui, l’une à sa gauche, chez Bayrou, et l’autre à sa droite, chez Le Pen et Dupont-Aignan. Comme la plus grande part se trouve à sa droite, ces intentions de vote blanc l’obligent à infléchir à droite son discours d’entre deux tours, de la même façon qu’en 2007, le poids du FN étant moindre que celui du MODEM, il avait fait campagne au centre (ce qui n’avait pas empêché l’UMP de présenter un candidat contre Bayrou dans sa circonscription).

 

La remarque est aussi valable à gauche. Hollande annonçait le droit de vote aux étrangers au premier tour, notamment pour ne pas se faire manger trop de voix par Mélenchon. Or il sait que cette proposition est encore peu populaire, et a modifié son discours du second tour en conséquence : il propose maintenant que cette mesure soit soumise à un vote au 3/5, si j’ai bien compris, ce qui est une façon élégante de dire qu’il n’est pas pressé.

 

Paradoxalement, et dans la conformation particulière des élections 2012, ce sont finalement ceux qui menacent Sarkozy de ne pas voter pour lui, et sont éventuellement prêts à ne pas céder, qui l’obligent le plus à infléchir sa ligne politique, au moins dans le discours. Vu sous cet angle, il me paraît difficile de dire que vouloir voter blanc est un non-acte.

 

Une fois posé que le discours d’entre deux tours est la posture politique que l’état-major de Sarkozy a estimé la plus rentable compte tenu du paysage électoral du premier tour, il reste deux possibilités  à l’électeur : y croire, ou pas.

 

Faut-il sauver le soldat Sarkozy ?

 

Poser la question, c’est y répondre : il est déjà mort.

 

Il ne s’agit plus de faire gagner Sarkozy, mais de rendre sa défaite plus confortable, ou moins douloureuse.

 

Dès le début, il savait le poids de la cristallisation de mécontentement qu’il avait accumulé, non sur les idées droitières, mais sur sa personne. La prudence ou la sagesse aurait commandé, au nom de la défense de ces valeurs, qu’il ne se présente pas, et que l’UMP avance un autre candidat, qui aurait  pu faire une campagne gagnante sur la ligne de Buisson. Mais le président sortant a préféré jouer une partie individuelle, sans être capable du coup de génie indispensable. Sarkozy, finalement, n’était pas Napoléon.

 

Cela n’empêche pas de voter pour un mort, bien entendu, ne serait-ce que pour l’honneur.

 

Si je ne perçois pas la nécessité d’apporter ma voix au perdant, c’est que je ne vois pas d’utilité politique à ce que la défaite du candidat UMP soit moins grande. Qu’il perde à deux points ou à quatre, je n’en vois pas l’incidence pour la suite.

 

Et également parce que, me reconnaissant dans la mouvance nationale, mon vote est réclamé sans aucune autre garantie que de continuer à être étouffé. Cela s’exprime dans le consensus de l’appareil UMP, qui, dans le cas d’un duel entre une droite « de valeurs » et la gauche, appellerait à voter à gauche. Il ne s’agit pas d’une absence d’intention (l’UMP pourrait se limiter à ne pas donner de consigne), mais bien d’une intention malveillante. Cette attitude corrobore avec éclat la phrase assassine de Diesbach : « la vie politique française est animée par deux grands partis de gauche, dont l’un s’appelle la droite ».

 

Dans le contexte culturel actuel, construit par la droite parlementaire à l’unisson de la pression de la gauche, il est évident que l’UMP ne pouvait pas appeler officiellement à voter FN. La tactique du soldat Sarkozy a été d’envoyer au feu le caporal Longuet, dans une mission-suicide qui ne pouvait aboutir à rien d’autre qu’une consigne de vote blanc par Marine Le Pen.

 

Peut-être eut-il été plus intéressant, au lieu de dire sans agir, d’agir sans dire : une autre option aurait été d’aller discrètement voir Mme Le Pen, à la sortie du premier tour, et d’échanger une « ouverture », cette fois à droite, contre une consigne de vote. Le Pen aurait fait un autre discours du premier mai, sans engager Sarkozy, mais en sollicitant ses électeurs, qui l’auraient suivie largement (Le Front marche à l’affectif et à la confiance). Au vu des scores du premier tour, c’est une combinaison qui pouvait être envisagée, en tous cas largement plus que la mission Longuet. Si elle a été estimée perdante par l’UMP, c’est probablement que son état-major a calculé qu’une  part trop importante des voix de ses propres électeurs, dument formatés par 12 ans de pensée unique et intimidées par les hurlements de la gauche et de Bayrou, ne se seraient pas reportés sur Sarkozy, payant ainsi la facture de la stratégie du « cordon sanitaire » (Cela dit, cette attitude de l’UMP, qui laisse gagner le PS, plutôt que d’aller au bout de la ligne Buisson, n’est pas forcément un mauvais calcul pour l’UMP :  si la crise qu’on nous promet finit par nous tomber sur la tête, bon courage, M. Hollande…)

 

Un programme pour l’après-Sarkozy.

Après, on peut poursuivre l’analyse sur une bande de plus, et supputer qu’une défaite trop cuisante de Sarkozy affaiblisse la ligne Buisson, au profit de la ligne Juppé, ce qui serait un motif de voter Sarkozy. Là, je n’ai pas assez d’informations pour l’évaluer.

 

Je n’ai aucune idée de savoir si l’UMP va exploser ou pas, et je n’entre pas dans ces combinaisons hypothétiques, ne cultivant pas d’intentions homicides particulières envers l’UMP. J’espère seulement que le paysage politique de l’après 6 mai prendra en compte l’existence d’un courant droitier, et lui donnera enfin les moyens d’une expression démocratique, sans que des violences ne finissent par devenir inévitables.

 

Pour ce qui me concerne, je ne crois pas que le sort du pays se joue par un bulletin que l’on met dans l’urne tous les 5 ans, tant que les finalistes sont des avatars de conceptions semblables, et soumis aux mêmes impératifs du réel. Les messages apocalyptiques qui prédisent des catastrophes épouvantables, ou que le 6 mai est le dernier jour avant le début de l’enfer, me font rire : nous avons survécu à 14 ans de Mitterrand et des communistes. L’idée selon laquelle il y aurait en France 50% de responsables, contre 50% d’irresponsables est une caricature. Et Monsieur Dupont, qui pense être Charlemagne quand, tremblant d’émotion, il entend le fier « A voté » du premier assesseur, n’est que Monsieur Dupont.

 

Alors ce que je crois utile, pour l’après Sarkozy, c’est à la fois simple et douloureux : c’est simplement de travailler au bien, avec ses talents particuliers, dans sa sphère d’influence, selon les circonstances offertes par l’existence. Les possibilités sont infinies, et les exemples nombreux, dont un certain nombre de chrétiens d’exception, remarquables.

 

Et puisque ici nous jugeons sans bienveillance le bilan de l’un, le projet de l’autre, et les intentions de tous électeurs, peut-être pouvons-nous aussi appliquer à notre propre cas la pratique traditionnelle de l’examen de conscience : dans l’ordre de l’action et du service, combien de moi-même ai-je donné, ces 5 dernières années, au service des valeurs que je veux défendre ? (y compris, pourquoi pas, au sein de l’UMP, quand il s’agit bien de défendre des valeurs, et non un parti). Quel exemple ? Combien d’heures de travail ? Combien d’intelligence ? Combien de moyens ? A combien d’actions ai-je participé ?  Comment ai-je aimé ma patrie ? Avec combien de joie et d’enthousiasme ?

 

Car le meilleur Président possible ne peut se passer de la vertu personnelle, ni de l’ardeur dans l’esprit de service, de chacun des citoyens.

2007-2012 : un bilan du quinquennat Sarkozy ?

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Si l’anti-sarkozysme est très « in », il ne serait pas juste de dire que le bilan du quinquennat de Nicolas Sarkozy est totalement nul : on peut citer à son crédit, par exemple, le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, l’allègement de la fiscalité des successions, ou encore la création du statut d’autoentrepreneur. Parmi d’autres points saillants, certains diront aussi qu’il a « géré la crise » de 2009 d’une manière volontaire et dynamique, à l’image de l’homme, ce qui n’est pas contestable (il reste cependant difficile de dire s’il valait mieux colmater les voies d’eau d’un bateau qui coule toujours, ou laisser couler le navire pour en construire un autre, selon l’opinion de ceux qui souhaiteraient sortir de l’euro).

 

Au premier rang des grands points négatifs du quinquennat figurent cependant les éléments économiques, les plus mesurables : Nicolas Sarkozy a accentué la pression fiscale et augmenté la dette publique dans des proportions importantes. Toutefois, la crise économique est responsable d’une part très importante de cette détérioration.

 

Si la critique est aisée, l’art est difficile, et la politique est davantage le lieu des compromis délicats que des solutions idéales : la difficulté de la tâche incombant au Président était grande. Il reste que Nicolas Sarkozy aura porté assez loin l’art de mentir avec un extraordinaire aplomb. Avant les élections, son discours, frôlant le nationalisme, ne craint pas d’appeler à son secours les mânes de Péguy, de Bernanos, et même de Jean-Paul II. Il ne craint pas non plus de poser des actions symboliques fortes, comme le discours du Latran (ayant toutefois la grande élégance d’y emmener M. Bigard…), la décoration d’Hélie de Saint Marc, ou son déplacement à Domremy. Mais son action politique prend ensuite le contre-pied de discours et symboles, sans état d’âme. 
 
Dans la pratique contemporaine, une certaine part de mensonge peut être considérée comme consubstantielle à l’exercice du pouvoir (cf. Hannah Arendt), et nul ne s’effarouchera de telle ou telle approximation, à partir du moment où il peut être raisonnablement fait confiance sur le fond de la direction que le candidat qui se présente aux suffrages entend prendre.
 
Tel n’est pas le cas avec l’actuel Président, qui semble mentir d’abord à son propre camp : l’accumulation d’actes en contradiction avec le discours, de positions clientélistes, voire de malhonnêtetés intellectuelles, a sérieusement érodé le capital de confiance qu’il avait su bâtir en 2007, en utilisant sans vergogne des arguments empruntés au Front National, tout en les reniant dans ses actes. Il n’est pas impossible que ce soit précisément cette raison pour laquelle il est devenu une des personnalités les plus détestées du monde politique, ayant à la fois exaspéré la fraction de population pour laquelle toute opinion conservatrice est devenu une provocation, et perdu la confiance – en même temps que profondément déçu – la fraction de population qui avait été à juste titre enthousiasmée par ses discours.
 
Sans prétendre à l’exhaustivité, ni à la neutralité, mais souhaitant éviter le plus possible toute propagande, tentons un rappel des orientations significatives du quinquennat, en forme de bilan.

 

 

 

 

ÉCONOMIE / FINANCES

Dette publique : elle est passée de 1200 à 1600 milliards d’euro de 2007 à 2010 (elle serait de 1750 milliards en 2012), passant de 64 à 82% du PIB en 2011. Le PIB s’établissait à 2500 milliards en 2010. Evolution : ce lien.

Déficit public : il s’est accru, passant de 2,2,% à 5,2% du PIB entre 2007 et 2011. L’Etat dépense approximativement 10% de plus que ses recettes. Rapport 2010 de la Cour des Comptes : ce lien. Evolution : ce lien.

Nombre de chômeurs : passé de 8,1% à 10% entre 2007 et 2012. (près de 5 millions de chômeurs, toutes catégories confondues, en 2012)

 

300 000 emplois industriels auraient disparu au cours du quinquennatselon l’INSEE(350.000 selon les calculs de Terra Nova, 500.000 selon Marine Le Pen (profession de foi)). 

Taux de prélèvements obligatoires (impôts + taxes + cotisations sociales) : augmentation : passé de à 43.7% du PIB en 2007, puis 42.5% en 2010, il est prévu qu’il atteigne 44.5% en 2012 .

Défiscalisation des heures supplémentaires (loi TEPA de 2007). L’idée n’est pas bien tombée, dans le contexte de la crise qui a suivi, car il n’est pas pertinent de prendre des mesures pour le « travailler plus » dans un marché en récession. Globalement, cette mesure n’aura pas été utile, et aura suscité des critiques assez unanimes.

 

Taxe professionnelle : Nicolas Sarkozy a supprimé cet « impôt imbécile » (Mitterrand), mais l’a immédiatement remplacée par la contribution économique territoriale.

Statut d’autoentrepreneur : il permet de lancer une activité avec des formalités plus simples et des charges proportionnelles au CA, avec une limite de 81500 euros de CA. Aussitôt, c’est le succès, reflet du dynamisme français dès que les charges sont diminuées. Ainsi, 622 000 sociétés ont été créées en 2010, dont 50% d’autoentreprises. Ce succès est assombri par l’ajout a posteriori d’une nouvelle taxe, cette fois non-proportionnelle, la contribution foncière des entreprises, qui rend plus difficile l’équilibre des petites autoentreprises (seules la moitié d’entre elles gagnent de l’argent). Autre bémol, certains employeurs ont pu demander à leurs prestataires d’adopter ce statut, pour économiser des charges sociales.

Loi de modernisation de l’économie (LME) : elle avait pour ambition de «stimuler la croissance en levant les blocages structurels de l’économie». Mais les mesures annoncées, comme la libéralisation des taxis ou la fin des monopoles, ont été abandonnées. Il ne reste de la loi de 2008 que l’autorisation de deux semaines de soldes flottants par an et la facilitation de l’ouverture des supermarchés de moins de 1 000 mètres carrés. Ce qui fait que nous voyons tous fleurir, spécialement à Paris, les moyennes surfaces de chez Carrefour, Franprix ou Leader Price, bien sûr ouvertes le dimanche, à la consternation de la distribution traditionnelle que la LME aura contribué à tuer au profit des grands groupes de distribution.

Fusion ANPE/Unédic : a été réalisée, et le principe n’était pas mauvais (simplification). Mais au résultat, les services proposés par Pôle Emploi sont dégradés (200 chômeurs par conseiller au lieu des 30 promis par Mme Lagarde)

Revenu de solidarité active : (RSA, actuellement de 467 euros par mois), instauré en 2009 en remplacement du RMI, il devait permettre que les revenus issus de la reprise d’un emploi soient supérieurs aux allocations sociales perçues précédemment. Mais le dispositif n’atteint pas cet objectif, en partie à cause de la complexité des systèmes d’indemnisation, et n’a pas amélioré le taux de retour à l’emploi. Au passage, sa dénomination est emblématique de dérives sémantiques intéressantes : pourquoi l’avoir appelé ainsi, alors qu’il ne s’agit pas d’un revenu, mais d’une allocation, que la solidarité n’est pas vraiment en cause, et que l’adjectif « active » est dans certains cas une antithèse choquante ?

35 heures : Dès leur mise en place, elles ont été conspuées sur tous les tons par la droite parlementaire. Elles étaient responsables de « l’effondrement de notre compétitivité », et de la détérioration de la « valeur travail ». La logique imposait leur suppression immédiate dès 2007. Mais le gouvernement s’est borné à quelques réformettes sans incidence (Autorisation d’augmentation du quota d’heures supplémentaires et du forfait jour des salariés en 2008, autorisation de modulation – en hausse ou en baisse – de la durée du travail en fonction de l’activité de janvier 2011).

Rupture conventionnelle : c’est ce qui reste de l’idée initiale de mettre en place un « contrat unique » de travail, plus facile à rompre du côté employeur. Cette rupture conventionnelle permet à l’employeur et au salarié de se séparer à l’amiable, l’employeur réglant les indemnités de licenciement, et l’employé touchant l’allocation chômage. 600000 ruptures conventionnelles auraient été ainsi signées depuis 2008, dont une large part dissimule un licenciement économique ou une pré-retraite (Cahuc / Zylberberg )

Réforme des retraites (passage de l’âge légal de la retraite de 60 à 62 ans et durée de cotisation passant à 42 ans). Cette réforme a été calculée pour permettre au système – actuellement déficitaire de 32 milliards – de revenir à l’équilibre… en 2018 et si tout se passe conformément aux prévisions, et pour deux ans seulement. Il y a fort à parier pour que la réalité s’écarte des prévisions, et qu’une autre réforme soit rapidement nécessaire (Amusant, Nicolas Sarkozy ne l’avait pas inscrite à son programme, mais y a été contraint par la crise).

 

Régimes spéciaux de retraites : le projet initial était assurer l’équité des retraites entre les salariés des services publics (SNCF, RATP, EDF, GDF) et ceux du privé. Le Gouvernement n’aura pas fait preuve ici de la même opiniatreté qu’il en a dépensé pour le travail du dimanche : après 8 jours seulement de manifestation des cheminots (2008), le projet a été vidé de sa substance, et la configuration finale risque de coûter finalement plus cher que l’initiale (Cahuc/Zylberberg ).

Santé : La loi sur l’hôpital, instaurant les « agences régionales de santé », chargées de piloter le regroupement ou la fermeture des unités de soins pas assez fréquentées. Hausse de la contribution des assurés (nouveaux déremboursements de médicaments, et instauration d’une franchise de 0.5 euro par boîte).

 
Il manque toujours de sources fiables qui mesureraient la part de la crise, et celle de la gestion gouvernementale dans la dégradation des résultats économiques de la France. « A vue de nez » et faute de ces sources fiables, il semble raisonnable de retenir deux choses :
– la part de la crise dans cette dégradation est très importante (90% ? – « Le changement n’est plus ce que nous faisons, mais ce qui nous arrive » Finkielkraut)
– la gestion de la crise par le gouvernement n’a été ni extraordinaire, ni exécrable, si nous nous comparons aux pays de même rang dans la zone Euro, probablement simplement correcte. Si Nicolas Sarkozy affirme que « La France est le seul pays à ne pas avoir connu la récession depuis 2009 et le seul pays qui a connu chaque année une hausse de pouvoir d’achat. », ce décodage tend à dire que cette affirmation est fausse.

 

 

Dire que Nicolas Sarkozy a fait mieux ou moins bien que tout autre, reste indémontrable, hors cas extrêmes : évidemment, il a fait mieux que ce qu’aurait fait Poutou. A l’inverse, il est aussi évident que, quel que soit le résultat des élections présidentielles, personne n’imagine que le niveau du taux des prélèvements obligatoires va diminuer, pas plus que celui du déficit. Le prochain président, quel qu’il soit, n’aura pas la tâche facile. 

 

 

FONCTION PUBLIQUE

 

 

Non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux : engagement nominalement tenu, mais économiquement perdu. En effet, la fonction publique a bien fondu d’environ 150.000 postes en 5 ans, ce qui aurait du économiser 5 milliards d’euros sur ces 5 ans. Mais le gouvernement a redistribué cette somme aux fonctionnaires sous forme de primes et d’augmentations, si bien que l’Etat n’a économisé finalement qu’environ 400 millions d’euros. Pendant ce temps, les collectivités locales ont accru leurs embauches : 86 000 agents en 2007 (+ 5%), à peine moins en 2008 (+ 3,8%) et 2009 (+ 2%).

 

Police : le nombre de policiers / gendarmes aurait baissé, mais il reste difficile de savoir dans quelle proportion : l’Etat ne connaît pas exactement, à l’instant T, le nombre des fonctionnaires qu’il emploie (sic), et la fusion police/gendarmerie complique les choses. Une diminution d’une dizaine de milliers de postes est cependant probable.

 

EUROPE / MONDIALISATION

Ratification du Traité de Lisbonne par le Parlement français en 2008 , copie quasi conforme de la constitution européenne rejetée par les Français lors du référendum de 2005. Nicolas Sarkozy avait pourtant assuré, lors du débat l’opposant à Ségolène Royal à quelques jours du second tour de 2007, qu’il ne reviendrait pas sur le « non » des électeurs français.

 

 

« 2009 peut-être l’année de naissance d’un nouvel ordre mondial. Nous irons ensemble vers ce nouvel ordre mondial, et personne, je dis bien personne, ne pourra s’y opposer » Nicolas Sarkozy, 16 janvier 2009 

« Aidez-moi à construire cette France qui entraînera le monde sur la voie d’un nouvel ordre mondial »Nicolas Sarkozy, 22 mars 2012

 

 

 

ARMEE / DEFENSE / SÉCURITÉ

Dans le discours prononcé le 7 mars 2007, Nicolas Sarkozy promettait la modernisation de la dissuasion « assurance vie de la nation », la construction du second porte-avions, l’instauration d’un service civique obligatoire. Ces trois objectifs n’ont pas été atteints.

Dans les opérations militaires majeures du quinquennat, hors interventions des FS sur les diverses prises d’otage, on peut retenir :

 

    • la décision de participer à l’opération EUFOR Tchad/RCA (qui prendra fin le 15 mars 2009). 1700 soldats français y prennent part.
    • l’annonce en novembre 2007 de notre participation aux opérations afghanes : 2000 soldats sont déployés sur le théâtre, 1000 de plus en mars 2008, passant à 4000 en 2010, annonce d’un retrait graduel en 2011.
    • mars-avril 2011: opérations militaires françaises en Côte d’Ivoire pour neutraliser Gbagbo et mettre en place Ouattara.
    • mars 2011: opérations aériennes et maritimes contre la Libye.

 

 

Budget de la Défense : il est resté stable de 2007 à 2010 (aux alentours de 2.3% du PIB), mais a baissé en 2011, pour être réduit à 1.6% en 2012.

Suppression de 54.000 postes dans la Défense, conséquence de la RGPP (révision générale des politiques publiques), avril 2008. Les effectifs passent de 340.000 (dont 78.000 civils en 2007 à 313.000 (dont 72 000 civils) en 2010. Les autorisations d’emploi (ETPT) pour le ministère de la Défense passent de 437.000 à 293.000 entre 2007 et 2012 .

Retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN (De Gaulle en était sorti en 1966), nous remettant dans la dépendance à la politique étrangère américaine, pour un coût annuel estimé à 100 millions d’euros (mars 2009)

 

Géorgie : intervention dans la crise Géorgienne, en tant que président de l’union européenne.

 

Sécurité : le gouvernement fait état de chiffres statistiques satisfaisants, mais qui ne semblent pas représentatifs. Ils sont contredits par l’augmentation du nombre de détenus (58.000 en 200767.000 en 2012) Une très large majorité estime que l’insécurité augmente (81% des personnes interrogées estiment que la délinquance en France a « plutôt augmenté » depuis 10 ans – Sondage Terra-Nova / Opinion Way publié le 6 décembre 2011).

La loi Dati 2009 supprime l’incarcération pour les condamnations allant jusqu’à 2 ans fermes (2009)

 

 

ENSEIGNEMENT / RECHERCHE / UNIVERSITES

 

 Loi sur l’autonomie des universités : depuis 2009, nos universités sont autonomes, leurs présidents peuvent gérer leur budget, embaucher leurs enseignants à des salaires libres, et faire appel à de l’argent privé via des fondations. C’est plutôt une réussite.

 Crédit impôt recherche : le crédit impôt recherche permet de déduire 30% des investissements R&D des entreprises, pour un coût de 5 milliards par an. Dans la réalité, il s’agit pour une part d’un allègement fiscal, les investissements pris en compte n’ayant pas toujours un rapport direct avec la recherche.

 

 

 

IMMIGRATION / IDENTITE

Acquisition de la nationalité Française : en hausse, passant de 133 000 par an en 2007 à 143.000 en 2010 (92.410 en 1995, 123.000 en 2002).
Nombre de titres de séjour : augmente régulièrement, passant de 175000 en 2007 à 190000 en 2009 . Il s’établirait aujourd’hui à plus de 200.000. 
Suppression de la « double peine »: loi prise à l’initiative de Nicolas Sarkozy en 2006 alors qu’il était ministre de l’intérieur. Cette loi abroge l’automaticité de l’interdiction de séjour en France pour les étrangers condamnés pour un crime à l’issue de l’exécution de leur peine. 
« La nationalité française doit pouvoir être retirée à toute personne d’origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d’un fonctionnaire de police ou d’un militaire de la gendarmerie ou de toute autre personne dépositaire de l’autorité publique. » (N. Sarkozy à Grenoble, juillet 2010). Un amendement prévoyant d’étendre la déchéance de nationalité aux français naturalisés depuis moins de dix ans condamnés pour meurtre ou tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique est rejeté par le Sénat – alors à droite – en février 2011.
« Si la France a des racines chrétiennes, elle a aussi des racines juives. La présence du judaïsme est attestée en France avant même que la France ne soit la France, avant même qu’elle ne soit christianisée. […] Oui le judaïsme fait partie des racines de la France et chaque Français, quelle que soit sa confession ou son origine, peut en être fier. » 9 février 2011 – 26° dîner annuel du CRIF.
« Je pense que les Français attendent une France d’après. (…) C’est une France où l’expression « Français de souche » aura disparu . » (Conclusion du livre de Nicolas Sarkozy « Témoignage » publié en juillet 2006, p. 280).

Réforme des manuels d’histoire : François Ier, Henri IV, Louis XIV et Napoléon sont réduits à leur plus simple expression dans les programmes 2012, au profit d’éléments de l’histoire du monde, par exemple des empires africains Songhaï et du Monomotapa.

 Droit de vote des étrangers : « A titre personnel, je considère qu’il ne serait pas anormal qu’un étranger en situation régulière, qui travaille, paie des impôts et réside depuis au moins dix ans en France, puisse voter lors des élections municipales, sous réserve de réciprocité du pays d’origine. »Interview de Sarkozy au CRAN, février 2007

Simplification des procédures de naturalisationen induisant l’augmentation. (2009)

Accueil de chrétiens Irakiens après l’attentat de la cathédrale de Bagdad.

Suppression du terme « Mademoiselle ». Pourquoi cette nouvelle déconstruction ? (Circulaire Fillon sur ce lien)

« Toi, Philippe, tu as de la chance, tu aimes la France, son histoire, ses paysages. Moi, tout cela me laisse froid, je ne m’intéresse qu’à l’avenir.» Discussion rapportée par Philippe de Villiers dans l’ouvrage d’Eric Branca et Arnaud Folch, Le mystère Villiers (2006).

 

 

 

 

DÉFENSE DE LA VIE

Voir ce tableau comparatif des candidats établi par l’Alliance Vita, et cet autre ;

 

Possibilité d’inscrire sur les registres d’état civil les enfants nés sans vie (août 2008).

 

Les sénateurs refusent d’autoriser les pharmaciens à délivrer des pilules contraceptives sans ordonnance (mai 2009)

Création en février 2009 d’une allocation journalière de 49 euros limitée à trois semaines qui permet à un proche d’accompagner à domicile une personne en fin de vie.

Signature d’un arrêté concernant le dépistage de la trisomie 21, contraignant les médecins et les sages-femmes à proposer le dépistage à toutes les femmes enceintes (juillet 2009, complété en février 2010)

 Nicolas Sarkozy s’entoure de Roselyne Bachelot, ministre de la santé, promoteur de l’IVG, et de Nadine Morano, secrétaire d’Etat à la famille, promoteur de l’euthanasie et l’homoparentalité. « Les crédits allant à l’éducation sexuelle et à la prévention sont reconduits : je salue les centres du Planning familial, leur implication est exemplaire pour assurer la gratuité et la confidentialité de la contraception. J’ai demandé à l’IGAS de me faire des propositions pour les conforter. Les crédits qui sont attribués aux associations travaillant en ce domaine ne seront pas réduits. Pour améliorer l’accès à l’IVG j’ai fait relever le forfait au niveau du coût, ce qui représente en moyenne un doublement (…) La grossesse non désirée est une souffrance, l’avortement est un moyen de diminuer cette souffrance » (R Bachelot, discours au Sénat, juin 2010). Mme Bachelot demande en juillet 2010 à la direction des hôpitaux de Paris d’« améliorer l’organisation de ses centres d’orthogénie et garantir l’accessibilité à l’IVG » . Elle promit en mars 2010 une revalorisation de 50% du forfait IVG (promesse non tenue à ce jour – Actuellement, le coût forfaitaire d’une IVG varie de 190 à 450 euros. Sa prise en charge varie de 70% à 80%, le solde étant à la charge de la patiente, ou de sa mutuelle éventuelle. L’IVG est couverte à 100% pour les mineures et les personnes disposant de la CMU.)

Remboursement à 65 % des pilules abortives dites « du surlendemain ».En prime, l’amalgame consistant à faire passer un produit abortif pour un moyen de contraception (Septembre 2009)

Adoption de la loi de bioéthique en juillet 2011, comportant adoption du diagnostic préimplantatoire et la recherche de la trisomie 21 (eugénisme d’état). Maintien de la recherche sur les cellules embryonnaires, impliquant la destruction d’êtres humains à l’état prénatal (Le gouvernement avait cependant doublé le budget de recherche sur les cellules souches issues du cordon ombilical en décembre 2009).

 

FAMILLE

 

 Le Ministère de la Famille devient un simple Secrétariat d’Etat dès 2007.

Baisse des allocations familiales en 2008. Minoration poursuivie en 2012

Tentative de suppression de la carte SNCF familles nombreuses (Avril 2008)

Loi Alliot-Marie sur la simplification du divorce . Le mariage est considéré comme un simple contrat privé (Mai 2010)

Suppression de l’avantage fiscal pour les jeunes mariés (Septembre 2010)

En avril 2011, un tribunal français reconnaît la filiation d’une mère porteuse inséminée à l’étranger. Toutefois, l’interdiction des mères porteuses a été maintenue en mai 2009.

 Doublement du nombre de distributeurs de préservatifs dans les lycées

 Fiscalité du PACS : alignée sur celle du mariage (octobre 2009)

 

 

POLITIQUE / SOCIETE

Campagne Présidentielle de 2007 : Simone VEIL, Rapporteur de la Loi qui porte son nom, est Présidente du Comité de Soutien de Nicolas Sarkozy « .. .mais la France mes chers amis, elle a la voix, elle a la figure, elle a la dignité d’une femme, d’une mère, rescapée des camps de la mort, qui s’écrit en 1974 à la tribune de l’Assemblée : ‘nous ne pouvons plus fermer les yeux sur les 300 000 avortements clandestins qui, chaque année, mutilent les femmes de ce pays’. Ce jour-là la France s’appelle Simone Veil et c’est l’honneur de la France et de la République. » Meeting d’inauguration de la campagne électorale de N. Sarkozy, Paris Porte de Versailles, janvier 2007

 

Théorie du genre : enseignée dans les manuels de SVT en classe de 1ère depuis septembre 2011 

Extension du travail le dimanche : Amendement Debré à la LME (dit ConfoKea), puis loi Mallié d’août 2008 – Dérogation au principe du repos dominical dans les communes, zones touristiques, thermales et grandes agglomérations. Aucun avantage économique de cette mesure n’a été démontré. Juste avant la fin de mandature, le travail du dimanche est étendu unilatéralement à un secteur supplémentaire (bricolage), sans aucune nécessité économique ou électoraliste. 

Kadhafi reçu en grande pompe à l’Elysée en décembre 2007, puis participation aux opérations de destruction du régime Libyen 

Satisfaction à l’entrée de Simone Veil à l’Académie Française en 2010, exclusion violente de Boutin du Gouvernement, exclusion de l’UMP de Vanneste en 2012, pour son « obsession anti-homos » 

Ouverture (à gauche seulement) le lendemain de son élection de 2007 : « Comme vous le savez, j’ai fait l’ouverture, je reste très attaché à l’idée d’ouverture » . Nicolas Sarkozy, 12 avril 2012. Inaugurant le concept de « gouvernement d’ouverture », il y a intégré des personnalités de gauche (Bernard Kouchner, Fadela Amara, Frédéric Mitterrand , Eric Besson, Martin Hisch, Jean-Marie Bockel), quelquefois scandaleuses (Frédéric Mitterrand), tout en excluant soigneusement toute ouverture à droite, désignant ainsi les valeurs sarko-compatibles, et celles qui ne le sont pas.

Racket des automobilistes : autoroutes , stationnement , radars , éthylotests …

 

 

BONUS : DES REFORMES QUI AURAIENT ÉTÉ INTÉRESSANTES

 

Cumul des mandats: il devient urgent de prévoir une loi qui interdit les cumuls de mandats, les situations de conflits d’intérêt entre un mandat public et une situation privée, et qui limite les durées de mandat, toutes causes naturelles de corruption.

Interdiction des sondages politiques : c’est une idée récente (avril 2012) de Basile de Koch (non, elles ne sont pas toutes mauvaises !). Cela part de la constatation suivante : les leaders politiques, pour construire leurs discours, ne cherchent pas à présenter leurs idées et en débattre, mais à construire un discours en fonction des effets présumés de ce discours sur les pourcentages d’opinions repérés dans les sondages. En simplifiant, ils sont soumis en permanence à la tentation de raconter n’importe quoi, pourvu que cela rapporte des électeurs. Les sondages politiques étant devenue une cause naturelle de perversion de la démocratie, ils devraient être, sinon interdits, au moins sévèrement encadrés.

 

Il en va de même pour les sondages qui sont opportunément publiés pendant la discussion d’un projet de loi à l’Assemblée, par exemple, ou avant une élection présidentielle – là, ce n’est plus une idée de Basile. A l’examen, beaucoup de ces sondages sont réalisés ou commandés par des entités, groupes de pressions, partis, qui ont intérêt à faire évoluer la législation dans un sens ou dans l’autre, ou ayant partie liée avec le mode politique, industriel ou financier. L’un des exemples emblématiques de cette dérive demeurant le sondage bidonné du JDD sur le travail du dimanche. Compte tenu de l’impact de ces sondages à la fois sur l’opinion publique et sur le législateur, ainsi que de la facilité à biaiser les résultats, la réalisation d’un sondage devrait faire l’objet d’un encadrement sévère, tendant à en garantir la transparence et l’objectivité.

(Merci à GduP, à l’auteur du tableau de BG, notamment, à zissu pour son commentaire)


Lettre ouverte à l’attention de mes amis du camp national tentés de voter Sarkozy

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Ces derniers jours j’ai reçu deux courriels, assez inquiétants je vous l’avoue, d’amis, militants de la cause nationale de longue date, qui appellent à voter Nicolas Sarkozy au 2è tour de l’élection présidentielle. Cela m’interpelle. Suis-je déjà arrivé à un âge où mes amis commencent à perdre la mémoire, pire, le ciboulot ? Car en effet :

  • Qui a fait appliquer le traité européen malgré le non massif des Français au référendum ?
  • Qui a nommé Frédéric Mitterrand, Bernard Kouchner, Fadela Amara, Rama Yade, Eric Besson etc à des postes de secrétaire d’état ou de ministre ?
  • Qui a mis à la tête de France Inter, le patron de Charlie Hebdo, Philippe Val ?
  • Qui a pris Bernard-Henri Lévy comme conseiller particulier ?
  • Qui a lancé la France dans une guerre en Lybie et y a installé la charia (à moins que ça ne soit pour détruire des preuves de financements occultes …) ?
  • Qui a laissé des soldats français se faire tuer en Afghanistan dans une guerre qui n’est pas la nôtre ?
  • Qui a augmenté la dette française de plus de 500 milliards d’euros ?
  • Qui a créé plus d’une vingtaine de nouveaux impôts rien que ces 5 dernières années ?
  • Qui laisse plus de 200 000 immigrés rentrer légalement en France chaque année ?
  • Qui continue de rembourser l’avortement et ne revient pas sur le pacs ?
  • Qui est soutenu par un parti qui défile officiellement à la gay pride ?
  • Qui a reconnu l’indépendance de l’état fantoche et musulman du Kosovo ?
  • Qui explose tous les records de chômage et aggrave la précarité dans notre pays?
  • Qui a mis en place les lois Hadopi pour contrôler tout ce qui se dit et se fait sur internet ?
  • Qui laisse un lieu de culte catholique se faire profaner chaque jour sans rien faire mais se fend d’un communiqué ou se déplace dès qu’une tranche de jambon est jetée sur les marches d’une mosquée ou un graffiti est retrouvé sur la boîte aux lettres d’une synagogue ?

La liste est, hélas,  bien plus longue que cela mais elle est plus que symbolique des réalisations concrètes d’un président qui s’était pourtant fait élire pour éradiquer « l’esprit de mai 68 » et qui clamait « la France, aimez la ou quittez la ».

Sarkozy, nous le savons, trahit toujours ses promesses électorales. C’est un incompétent qui a plongé la France dans le marasme et nous a mis au ban des super puissances mondiales. Sarkozy a passé son quinquennat à faire avancer les idées libérales des bobos cosmopolites, à se pavaner dans les palaces de ses amis et à placer des personnalités de gauche à des postes de pouvoir. C’est pour cela qu’il est temps qu’on lui remette son solde de tout compte et qu’on lui dise enfin adieu !

En cette veille de 2è tour, il nous ressasse sa recette miracle pour être élu : des attaques soudaines contre la gauche, un discours national, voire nationaliste et l’espoir que les électeurs vont croire qu’il va faire demain ce qu’il n’a jamais fait pendant toute sa carrière politique et encore moins depuis qu’il est ministre ou président.

Chers amis, il faut que la fausse droite explose car elle ne peut continuer à nous cracher dessus puis pleurer pour obtenir nos voix en période électorale.  Faut-il rappeler que les soutiens les plus proches de Sarkozy se battent quotidiennement avec acharnement contre nos idées ! Le CRIF et SOS racisme, que Sarkozy subventionne, harcèlent les mouvements nationaux et identitaires à longueur de journée.  Laurence Parisot, président du MEDEF a écrit un pamphlet contre Marine Le Pen, Nathalie Kociusko-Morizet, la porte parole de Sarkozy, elle aussi a écrit un pamphlet contre Marine Le Pen et a clamé haut et fort qu’entre le PS et le FN elle voterait PS.  Le ministre de l’intérieur sarkozyste Claude Guéant a dit, lui, qu’il ne voterait pas FN. Xavier Bertrand, qui n’est qu’un parmi les très nombreux francs-maçons entourant Sarkozy, proclame qu’il n’y aura jamais d’alliance entre le FN et l’UMP… Allez vous quand même leur donner votre voix ? Jusqu’où ira le masochisme de la droite nationale française ?

La seule cause qui soude encore l’état major de Sarkozy c’est sa lutte contre le FN. Car l’UMP, elle, est en train d’imploser entre ses chefs qui se battent à mort pour succéder à Sarkozy, sa pauvreté idéologique et sa base déboussolée qui est de plus en plus attirée par le discours de Marine Le Pen. Nous devons profiter de cette crise pour précipiter l’effondrement de cette droite qui ne nous représente pas et qui, ces dernières décennies, n’a fait que nous utiliser pour voter des programmes qui sont à l’opposé de nos convictions ! Faut-il rappeler que c’est M. Sarkozy et ses amis de « droite », et non la gauche, qui ont légalisé l’avortement, le regroupement familial et le traité supranational de l’Europe de Bruxelles !

Il se passe quelque chose dans ce pays aujourd’hui ! Marine Le Pen a doublé le dernier score de son père au premier tour, et la classe politique toute entière reprend nos thèmes de campagne que ça soit Bayrou qui milite maintenant pour la préférence nationale ou même Hollande qui dit qu’il faut limiter l’immigration économique. Nous avons enfin rendez-vous avec l’histoire et il est temps qu’on coupe le cordon ombilical avec une droite de façade qui ne cesse de mener des politiques contre les intérêts de la France et des Français ! Il est temps qu’on reconstruise un vrai mouvement des patriotes sur les ruines de l’ensemble des partis français et de l’ump en tête !

Une fois Sarkozy battu, nous aurons une occasion inespérée de construire un véritable rassemblement des nationaux luttant pour nos valeurs afin de reprendre enfin le pouvoir et le rendre aux Français. Cela signifie clairement que Nicolas Sarkozy doit perdre cette élection présidentielle. Hollande fera-t-il pire que Sarkozy ? Sur certains points certainement, sur d’autres non, mais dans l’ensemble ça sera pareil car tous les deux prennent leurs directives des mêmes groupes d’influence. Hollande président, c’est dur à accepter mais c’est le prix à payer pour que nous nous débarrassions enfin d’une droite qui fait tout le contraire de ce qu’elle promet. Il est important que l’ump perde car c’est un fait avéré que partout en Europe où les droites nationales sont associées au pouvoir et gouvernent cela s’est toujours fait lorsque les socialistes étaient précédemment au commandes. La droite nationale fait toujours une meilleure opposition (on en a l’habitude …) et oblige, dans ces scenarii, les autres formations dites de « droite » à recomposer avec elle. Que cela soit aux Pays-Bas, en Suisse, en Italie ou en Autriche cela a toujours été le cas.

Personnellement, chers amis, pour la France et afin de précipiter la chute de cette droite qui nous trahit depuis plus de 30 ans, j’irai glisser un bulletin Hollande dans l’urne dimanche prochain. Vous n’êtes pas obligé d’en faire autant mais, de grâce, soyez cohérents et lucides et cessez d’apporter vos voix à ceux qui nous cajolent puis nous crachent dessus. Il vaut mieux, en face de nous, des ennemis que des traîtres. Nous n’en sortirons que plus forts comme cela s’est démontré ailleurs en Europe.

Expédiez l’UMP et ses bonimenteurs dans les poubelles de l’histoire.

Ne votez pas Sarkozy.

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